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Ménopause et andropause

En vrai, c’est quoi la ménopause ?

La ménopause est l’interruption des cycles menstruels, liée au manque progressif
d’œstrogènes et de progestérone, qui apparaît quand les ovaires envisagent de prendre une retraite bien méritée. Autrement dit, les ovaires cessent de sécréter des hormones. La ménopause est un phénomène qui se déroule en deux étapes : la périménopause et la ménopause confirmée.

Ménopause
Du grec menos (mois, menstruations) et pausis (cessation, fin).
La ménopause est donc la cessation des règles. Cette cessation est
permanente et définitive.
Synonyme : climatère.

Mais déjà, qu’est-ce qu’une hormone ?

Imaginez une ruche remplie d’abeilles qui travaillent à des tâches différentes. Eh bien, les hormones, ce sont en quelque sorte les abeilles du système endocrinien, composé de glandes ayant toutes une fonction spécifique. Ces glandes fabriquent et libèrent chacune une hormone bien particulière (nos propres abeilles!) dans le sang. Et chaque type d’abeille, chaque molécule d’hormone est capable de modifier le fonctionnement des cellules et des tissus cibles pour l’adapter aux besoins du corps. Elles agissent alors en se fixant temporairement sur un récepteur spécial, une sorte de serrure dont elles seraient la clé unique…

Deux grandes hormones sexuelles féminines

Toutes deux sont sécrétées par les ovaires et communiquent en permanence via la
circulation sanguine avec une petite glande endocrine située dans le cerveau, qui est
un peu le chef d’orchestre du système endocrinien : l’hypophyse. Se met en place un
étrange dialogue entre les hormones sexuelles féminines et celles sécrétées par ce chef d’orchestre, qui ont pour nom FSH et LH : lorsque les unes sont massivement déversées dans la circulation sanguine, les autres se font discrètes, et inversement tout au long du cycle menstruel qui voit ainsi varier les taux d’œstrogènes et de progestérone.

Les œstrogènes, hormones de la féminité

En réalité, sous ce nom sont regroupées plusieurs hormones: l’œstradiol, la plus sécrétée de la puberté à la ménopause; l’œstrone, peu présente, et l’œstriol, qui apparaît surtout pendant la grossesse. Les œstrogènes sont fabriqués, pour l’essentiel, dans les ovaires.
Leurs récepteurs sont disséminés un peu partout dans le corps (au niveau des seins, des organes génitaux et d’autres tissus ou organes non sexuels). L’emplacement, le nombre et la sensibilité des récepteurs dépendent de nos gènes et, selon leur répartition, nous sommes plus ou moins sensibles aux variations hormonales et donc au syndrome prémenstruel… et à la ménopause.

À quoi servent les œstrogènes ?

À beaucoup de choses. Entre autres et pour le sujet qui nous intéresse, on sait que c’est grâce à eux que le corps se modèle, que les seins se forment, que l’utérus et le vagin se développent, que les poils pubiens et axillaires poussent au moment de la puberté. Les œstrogènes rendent les os plus solides et possèdent une action stimulante sur le cerveau, une action bénéfique sur les graisses du sang, protégeant longtemps les femmes des maladies cardiovasculaires.
Globalement, au niveau des tissus de l’organisme qui possèdent des récepteurs hormonaux, ils ont une action plutôt stimulante. À chaque cycle menstruel, ils provoquent la croissance de l’endomètre (le nid du possible futur embryon) et stimulent l’ovulation.

Que se passe-t-il avec l’âge ?

Les ovaires cessent de sécréter des œstrogènes. L’ovulation devient aléatoire. La périodicité des cycles (et donc les règles) est désorganisée, anarchique.

Œstrogènes ou estrogènes ?
En réalité, les deux orthographes sont possibles pour désigner ces hormones sécrétées par l’ovaire. Dans ce livre, nous avons choisi œstrogènes.

Article en cours de rédaction

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